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ARCHIVÉE - Un voyage littéraire au Canada

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Villes littéraires

Vancouver

Une expérience littéraire éclectique
par Karis Shearer, Université de Western Ontario

Timbre-poste de 1,55 $ blanc avec illustration en couleurs figurant un homme en uniforme de la Marine du XVIIIe siècle regardant un rivage au loin

Timbre-poste intitulé « Capt Vancouver, 1757–2007 », 22 juin 2007

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Le personnage du producteur de film américain que campe Timothy Taylor dans Stanley Park (2001) croit que Vancouver pourrait se déguiser en n'importe quelle ville. Cependant, comme le montrent plusieurs écrivains de la ville, la littérature témoigne depuis plus de deux siècles des particularités culturelles et géographiques de Vancouver.

En 1792, le capitaine George Vancouver signe les premiers textes anglais traitant du lieu qui porte aujourd'hui son nom. Presque 200 ans plus tard, dans son poème intitulé George, Vancouver (1970) puis dans Burning Water (1980), George Bowering relate les voyages du capitaine cherchant le passage du Nord-Ouest. Entre ces deux pôles, Sara Jeannette Duncan publie la première fiction qui décrive Vancouver (A Social Departure, 1890); l'Ontarienne Pauline Johnson s'installe dans la ville et y écrit Legends of Vancouver (1911); et Ethel Wilson fait paraître « Down at English Bay » (1949).

La ville accueille les écrivains canadiens d'avant-garde Daphne Marlatt (Vancouver Poems, 1972; et Touch to My Tongue, 1984) et bpNichol (The Martyrology, 1972-1992). L'Université de la Colombie-Britannique est un foyer de poètes et de critiques. C'est là, dans un bureau qu'ils se partagent, que Frank Davey et George Bowering font paraître le magazine TISH (1961-1963), et que William New devient le critique littéraire et directeur de la revue Canadian Literature. L'Université de la Colombie-Britannique parraine aussi en 1963 la Vancouver Poetry Conference, qui permet aux poètes américains de Black Mountain de rencontrer des poètes canadiens tels que Margaret Avison et Fred Wah. En 1965, le poète et professeur Earle Birney fonde le premier département canadien d'écriture de création.

Page blanche avec typographie noire et annotations manuscrites à l'encre bleue et noire

Couverture du premier numéro de Tish, septembre 1961

Source

Vancouver donne aussi naissance à une littérature préoccupée de justice sociale, que soutient la mise sur pied de conférences (notamment Writing in Our Time, 1979; Women and Words, 1983; et Writing Thru Race, 1994), ainsi que la création de maisons d'édition (dont Press Gang, 1970-2002; et Talonbooks). D'importantes critiques culturelles soulèvent des questions portant sur le racisme, l'homophobie, la situation des sans-abri, la maladie mentale et la mondialisation. C'est le cas de The Komagata Maru Incident (1978) de Sharon Pollock, Obasan (1980) de Joy Kogawa, Contract with the World (1980) de Jane Rule, Disappearing Moon Café (1990) de SKY Lee, Inside Out (2001) d'Evelyn Lau, et Girlfriend in a Coma (1997) de Douglas Coupland.