Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

Photo de Pied-de-Corbeau, grand chef de la nation des Pieds-Noirs, en 1887

Source

Pied-de-Corbeau, grand chef de la nation des Pieds-Noirs, en 1887. Pied-de-Corbeau a refusé de laisser ses guerriers participer à la Rébellion du Nord-Ouest parce qu'il pensait que c'était une bataille perdue

ARCHIVÉE - Les trains du Canada : un site pour les enfants

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Moments mémorables

La Rébellion du Nord-Ouest

Lorsque la Rébellion du Nord-Ouest éclate, on a besoin de l'armée pour arrêter la révolte des Métis et des Autochtones. Cornelius Van Horne, président du Canadien Pacifique, offre de transporter les troupes sur les lieux de la rébellion en dix jours. Un problème toutefois : le chemin de fer n'est pas achevé. Il manque en tout 86 milles de rails, à quatre endroits différents, au nord du lac Supérieur. Le 30 mars 1885, des troupes partent de Toronto à bord du premier train. Au cours des jours qui suivent, des troupes supplémentaires partent d'autres villes. Au lac Dog, premier endroit où il manque des rails, les hommes montent sur des traîneaux tirés par des chevaux.

Les traîneaux se retournent souvent dans la neige profonde, projetant les hommes par-dessus bord. Les gelures sont un danger constant. Au lac Birch, les hommes embarquent dans un train qui n'a que des wagons ouverts et aucun moyen de se protéger du froid. Au port Munro, autre endroit sans rails, les hommes doivent marcher sur la glace du lac Supérieur. Un soldat écrit à sa famille : « Je peux vous dire que je n'oublierai jamais cette marche... Nous n'osions pas nous arrêter parce que le risque de geler était trop grand, même si le soleil nous enlevait la peau du visage. Un homme de notre compagnie est devenu fou et un autre des réguliers est devenu aveugle à cause de la réflexion du soleil sur la neige. » [traduction]
The Great Railway: Illustrated de Pierre Berton, Toronto, McClelland and Stewart, ©1972, p. 294.

Ils se rendent à un troisième endroit, au dock de Winston, puis à un dernier, le pire. Ils doivent marcher 10 milles sur les glaces fondantes de la baie de Nepigon (qui s'appelle maintenant la baie de Nipigon). Les hommes s'écroulent d'épuisement, plusieurs tombent et ne peuvent plus se relever. Lorsqu'ils atteignent enfin le dernier train, bien des hommes n'ont plus la force de boire le thé chaud qu'on leur sert.

Même avec ces endroits sans rails, les 8 000 soldats ont fait le trajet en neuf jours. En 1870, les troupes avaient mis trois mois pour se rendre dans l'Ouest, pendant la Rébellion de la rivière Rouge. Le chemin de fer a prouvé son utilité; le gouvernement canadien fournit à Van Horne l'argent nécessaire pour terminer la construction du chemin de fer Canadien Pacifique.

« Dans les wagons, aussitôt que les hommes étaient installés, ils passaient la tête par les fenêtres et faisaient des adieux affectueux, sans aucun signe de chagrin, à leurs amis. Comme le train quittait la gare Union à la vitesse d'un escargot... ils agitaient des mouchoirs, des tuques, des képis, des manches, des chaussettes et même des tricots de corps et des caleçons pour répondre aux chaudes acclamations et aux chapeaux qu'agitait la foule immense... » [traduction]
« Gone! Tens of Thousands See Them Off », The Globe, 31 mars 1885, p. 3.

Écoute ceci

Extrait d'une entrevue avec G.H. Needler au sujet de son voyage en Saskatchewan pour aider à réprimer la Rébellion du Nord-Ouest de 1885, vers 1956 (durée : 5 min 49 s; disponible en anglais seulement)
[RM 4 152 Ko] / Source

Logiciels gratuits téléchargeables

Un jour de l'été 1883, en reconnaissance de ses services au Canadien Pacifique, le père Albert Lacombe est invité à un déjeuner donné en son honneur à bord de la voiture privée de Cornelius Van Horne, président du chemin de fer. Le père Lacombe est nommé président du Canadien Pacifique pour une heure. Il se donne immédiatement deux laissez-passer à vie de chemin de fer, des services télégraphiques gratuits à vie et accorde le transport gratuit des marchandises destinées aux missions des Oblats.

Sortie éducative

La voiture privée de Van Horne est maintenant exposée au Musée ferroviaire canadien de Delson/St-Constant, au Québec. On y trouve toujours le mobilier d'origine, les tapis et les panneaux d'acajou.

www.exporail.org/public/fr/5_achf/default.asp

Big Bear, chef des Cris-des-Plaines, avait recommandé la paix pendant la Rébellion du Nord-Ouest. Cependant, quelques-uns de ses guerriers tuent neuf hommes blancs et brûlent Fort Pitt. Poundmaker, chef des Cris et fils adoptif de Pied-de-Corbeau, ne participe pas à la rébellion. Il peut arrêter ses hommes de chasser les soldats en retraite venus attaquer leur camp; mais quelques-uns de ses guerriers pillent le village abandonné de Battleford et attaquent le fort. Malgré leurs efforts pour ramener la paix, Big Bear et Poundmaker sont jugés pour actes de trahison et condamnés à trois ans de prison.

Précédent | Suivant


Visitez le site Web ARCHIVÉE - Le Canada par le train