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ARCHIVÉE - En quarantaine :
la vie et la mort à la Grosse-Île, 1832-1937

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Guide thématique

Guide thématique des sources relatives à la station de quarantaine de la Grosse-Île dans le Bas-Canada, dans la Province du Canada et au Canada, 1832-1937

Historique
Sources archivistiques à Bibliothèque et Archives Canada
Sources antérieures à la Confédération
Documents sur la Grosse-Île
Documents contextuels
Sources postérieures à la Confédération
Documents sur la Grosse-Île
Sources dans d'autres archives
Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ)
Archives privées
Références choisies
Terminologie (période antérieure à la Confédération)

Le présent guide se compose d'un historique et de sources archivistiques bien précises, ainsi que de références choisies, se rapportant à la quarantaine et à la Grosse-Île (souvent orthographiée « Grosse Isle ») et d'une section consacrée à la terminologie utilisée dans les documents antérieurs à la Confédération. Les renvois portent notamment sur des documents qui visent l'administration et les politiques émanant des gouvernements tant coloniaux que fédéraux, ainsi que sur certains documents créés à la station de quarantaine elle-même. Certains de ces documents contiennent des renseignements généalogiques sur les personnes qui ont séjourné ou sont décédées à la Grosse-Île.

Créé en mars 1988, le présent guide a été révisé en septembre 2000, en mars 2008 et en avril 2009.

1. Historique

La Grosse-Île (à l'origine l'île de Grâce) sur le Saint-Laurent, dans le comté de Montmagy à quelque 48 km en aval de Québec, est un lieu de quarantaine qui a successivement relevé du gouvernement du Bas-Canada (1832-1841), de la Province du Canada (1841-1867) et du gouvernement du Canada (de 1867 à nos jours). D'abord placée, de 1832 et 1857, sous le commandement de l'armée britannique au Canada, la station de quarantaine sera ensuite transférée au ministère de l'Agriculture de la Province du Canada. À compter de la Confédération, elle sera sous la responsabilité des divers ministères chargés des quarantaines, soit tout d'abord le ministère de l'Agriculture (1867-1918), puis brièvement la Direction de l'immigration du ministère de l'Intérieur (1918-1919) et, finalement, le ministère de la Santé publique (1919-1928), qui deviendra le ministère des Pensions et de la Santé nationale en 1928. En 1924, la station de quarantaine cessera d'accueillir en grand nombre les malades soumis à une quarantaine, la plupart d'entre eux étant plutôt transférés à l'Unité des maladies infectieuses de l'Hôpital de l'immigration à Québec. En 1923, la station de quarantaine elle-même sera transférée de la Grosse-Île à Pointe-au-Père, sur la terre ferme à environ 322 km en aval de Québec, près de Rimouski. Fermée en 1937, la station sera transférée au ministère de la Défense nationale pour être utilisée à des fins de recherches liées à la guerre bactériologique. Elle passera aux mains du ministère fédéral de l'Agriculture dans les années 1950, qui y effectuera des recherches sur les virus des animaux et, en 1965, les lieux seront convertis en station de quarantaine pour le bétail sur pied en provenance de l'étranger.

À l'origine, la Grosse-Île a été déclarée lieu de quarantaine par une loi de 1832 du Parlement du Bas-Canada qui visait à prévenir la propagation du choléra dans la colonie. Elle exigeait que les arrivants qui manifestaient des signes de faiblesse attendent, en isolement, la fin de la période d'incubation pour la maladie qu'ils semblaient avoir. En 1836, une autre loi sera adoptée pour simplifier l'acquisition de l'île tout entière par la Couronne. En 1853, diverses dispositions législatives relatives à la quarantaine et à l'immigration seront adoptées par la Province du Canada : Grosse-Île sera alors désignée comme la station de quarantaine pour les personnes arrivées à bord de tout navire arrivant au Canada où l'on aura découvert la présence de certaines maladies infectieuses. Les lois coloniales et fédérales subséquentes mentionnent le nom de la Grosse-Île (ainsi que diverses autres stations de ce genre qui ont été ultérieurement créées sur les côtes atlantique et pacifique) à titre d'établissement officiel de quarantaine.

La station de quarantaine de la Grosse-Île est reconnue comme le lieu de décès de nombreux immigrants qui ont succombé au choléra entre 1832 et 1834 et aux Irlandais qui, fuyant la famine de 1847, sont arrivés à bord de navires et sont morts du typhus. Les documents officiels montrent que, au cours de cette dernière année, quelque 8 000 immigrants sont décédés en mer (où ils ont été jetés) durant le trajet qui les conduisait au Canada et que 5 424 de ces arrivants sont morts sur l'île. Il s'agirait de la dernière épidémie mortelle grave que la Grosse-Île ait connue. D'autres sont par ailleurs décédés après avoir obtenu l'autorisation de s'installer au pays. L'utilisation des installations, importante jusqu'à la fin des années 1920, a beaucoup fluctué en fonction de l'évolution de la médecine. Par la suite, d'autres établissements médicaux destinés aux immigrants, comme l'Hôpital de l'immigration à Québec, seront construits.

2. Sources archivistiques à Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède un certain nombre de collections d'archives distinctes qui traitent du fonctionnement de la station de quarantaine de la Grosse-Île mais relativement peu de documents nominatifs sur les personnes ayant séjourné à la Grosse-Île ont survécu. Dans son article « Grosse Isle Quarantine Station », publié dans le numéro de septembre 1931 du Canadian Public Health Journal (p. 454-458), le Dr J. Page affirme que bon nombre des documents de quarantaine ont été détruits lors d'un important incendie sur l'île qui a ravagé trois des principaux bâtiments en 1878. La plupart des documents qui ont subsisté sont des documents administratifs tenus par les gouvernements coloniaux et par les bureaux de l'administration centrale du gouvernement fédéral à Ottawa. Aux fins de recherche, ces documents sont divisés en deux groupes, selon qu'ils ont été créés avant ou après la Confédération. Ils sont ensuite subdivisés entre ceux qui portent sur la Grosse-Île elle-même et ceux qui offrent des renseignements supplémentaires sur l'immigration et la quarantaine.

2.1 Sources antérieures à la Confédération

Introduction

L'établissement, dans le Bas-Canada, de la station de quarantaine de la Grosse-Île et de divers hôpitaux connexes de la marine et des émigrants, de même que leur fonctionnement, a donné lieu à la création de toute une série, riche et variée, de documents. Les documents officiels étaient souvent produits en double ou en triple exemplaire pour que l'on puisse les soumettre aux hauts fonctionnaires de la province et aux autorités impériales à Londres, contribuant d'autant à ce qu'ils subsistent. Par contre, les documents créés par des personnes ou entreprises privées, souvent fragmentaires et dispersés, ont survécu en bien moindre quantité. Le fait que ces documents ont ou n'ont pas survécu, de même que le choix du lieu ils ont été conservés, dépend dans une large mesure de ceux qui les ont dénombrés et, plus particulièrement, de ceux qui ont reçu le courrier, les rapports, les listes et les comptes rendus.

La vue d'ensemble qui suit fait état des documents créés avant l'année 1867 de la Confédération canadienne. On y décrit sommairement la nature de ces documents, le lieu où se trouvent les documents qui sont sous la garde de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et la pertinence de ces documents suivant les divers genres de recherche envisagées. Le présent guide ne prétend pas fournir un inventaire exhaustif - en premier lieu, parce que ce ne sont pas tous les fonds de BAC qui ont fait l'objet d'une description au niveau de la pièce, de sorte qu'il reste encore nombre d'éléments à mettre au jour, et, en second lieu, parce que la pertinence de la documentation dépend du but poursuivi dans le cadre de chaque recherche. Sans compter que de nouveaux documents peuvent toujours être acquis. Pour obtenir une description plus complète de fonds et séries bien précis, ou de volumes en particulier, prière de suivre les liens obtenus au terme de votre Recherche. Pour une explication sur les rapports existant entre la station de quarantaine de la Grosse-Île et l'Hôpital de la marine et des émigrants (le transfert des malades dans des hôpitaux lors de la fermeture, pour l'hiver, des installations de l'île, par exemple), prière de consulter les documents publiés.

Les chercheurs qui s'intéressent aux aspects plus généraux des épidémies, de l'immigration, des quarantaines et des mesures de santé publique dans l'ensemble de l'Amérique du Nord britannique noteront que les documents créés dans les autres colonies témoignent de modèles semblables. Ces colonies ont en effet aussi choisi des îles pour abriter leurs établissements de quarantaine. Si BAC a obtenu des microfilms de la série du Colonial Office pertinentes, ils devront par ailleurs s'adresser, pour ce qui est de la plupart des documents produits à Terre-Neuve, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard, aux établissements d'archives de ces provinces. Les documents créés dans le Haut-Canada et le Canada-Ouest de la Province du Canada se trouvent tantôt à BAC, tantôt aux Archives publiques de l'Ontario; il en va de même pour les documents qui ont été produits dans le Bas-Canada et le Canada-Est de la Province du Canada, qui sont, en partie, sous la garde de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

2.1.1 Documents sur la Grosse-Île antérieurs à la Confédération

Archives du Secrétariat civil et du Secrétariat provincial (RG 4)

Depuis l'instauration d'un gouvernement civil dans la Province de Québec en 1764, et en passant par sa division en deux provinces distinctes — le Bas-Canada et le Haut-Canada — en 1791, puis par leur réunion en 1841, le secrétaire civil a de tout temps été le principal responsable de la gestion de la correspondance locale, agissant au nom du gouverneur en ce qui avait trait aux affaires internes de la colonie. Il avait notamment pour fonctions de faire parvenir aux fonctionnaires des directives, ainsi que des lettres circulaires pour recueillir des renseignements auprès d'eux, et d'acheminer les lettres, les pétitions, les rapports et d'autres documents destinés au gouverneur à l'Assemblée législative ou à aux fonctionnaires pertinents pour qu'ils prennent les mesures qui s'imposaient ou qu'ils fournissent des avis, en informant les expéditeurs de la démarche entreprise. Ces responsabilités ont fait l'objet d'une réorganisation d'envergure en 1841, avec la création d'une Province du Canada unie. À compter de ce moment-là en effet, le secrétaire provincial est devenu responsable de toute la correspondance « interne » destinée au gouvernement, dans le sens plus large, alors que le secrétaire civil s'est chargé principalement de la gestion de la correspondance impériale ou traitant de questions qui relevaient de la prérogative vice-royale.

Un registre de correspondance distinct, comportant du courrier de 1834-1835 avec la station de quarantaine, a survécu (voir RG 4, série A 4).

Archives militaires et navales britanniques (RG 8)

Une sélection de comptes rendus, notes de service, réquisitions, rapports et levés, avec de la correspondance, du secrétaire militaire au commandant des forces, de 1847 à 1856, au sujet de la quarantaine et de la Grosse-Île ont été regroupés dans un seul volume (voir RG 8, série I, vol. 607), tandis que quelques documents relatifs aux aumôniers militaires en poste à la Grosse-Île, de 1835 à 1840, ont été consignés dans un autre (voir RG 8, série I, vol. 69). Il reste à mettre au jour d'autres documents pertinents en effectuant une recherche systématique dans les instruments de recherche pour les Archives militaires et navales britanniques. Il convient de noter que les ordonnances générales, de district et régimentaires peuvent faire référence aux détachements militaires de la Grosse-Île [RG 8, série I, vol. 1168-1203½S]. Le courrier de départ consigné dans les registres de correspondance du secrétaire militaire [RG 8, série I, vol. 1204-1329; et RG 7, série G 19] devra être examiné. Une recherche minutieuse dans les index et listes par nom et par matière [l'instrument de recherche MSS 1800] et dans les listes de volumes non assortis d'un index sur fiches pourrait bien mener à la mise au jour d'autres documents relatifs au rôle qu'ont joué les militaires en ce qui a trait à l'établissement et au fonctionnement de la station de quarantaine, ou encore à l'usage qui a été fait du matériel télégraphique pour communiquer avec la Grosse-Île, mais il est peu probable qu'elle permette la mise au jour de listes nominatives.

Fonds du ministère des Travaux publics (RG 11)

Le fonds d'archives du ministère des Travaux publics comporte plusieurs documents au sujet de la construction et de l'entretien, avant la Confédération, des bâtiments situés à la Grosse-Île. La liste suivante énumère les volumes et les bobines de microfilm pour les index par nom de correspondant, les registres de courrier d'arrivée, les registres par matière et la correspondance elle-même :

Registres de courrier d'arrivée, 1842-1860 (voir RG 11, vol. 96-106, bobines C-12795 à C-12802).
Registres par matière, 1839-1847 (voir RG 11, vol. 93-95, bobines C-12794 et C-12795).
Index généraux, 1850-1859 (voir RG 11, vol. 107-109, bobine T-4221).
Registres par matière, 1859-1879 (RG 11, vol. 615, bobine C-12803; vol. 629, bobine C-12806; vol. 653, bobine C-12810; vol. 675, bobine C-12812; vol. 701, bobine C-12816)
Index généraux, 1860-1878 (RG 11, vol. 762-766, bobines T-4240 à T-4241)
Correspondance consignée, 1859-1879 (RG 11, vol. 298, bobine T-232; vol. 339, bobine T-769; vol. 555-556, bobine T-1113)

Fonds du ministère de l'Agriculture (RG 17)

Le ministère de l'Agriculture a été responsable de la quarantaine des immigrants de 1867 à 1918 mais plusieurs de ses documents sur l'immigration datent d'avant la Confédération. Ses archives n'en comportent toutefois pas moins nombre de chemises et registres de correspondance mentionnant le nom de personnes qui se sont surtout trouvées à la station de quarantaine de la Grosse-Île après la Confédération. La liste suivante énumère ses principaux ensembles de documents :

Documents du ministre, du sous-ministre et du secrétaire (RG 17 A I, séries 1-13), qui comprennent :

Correspondance générale (chemises), 1852-1920 (RG 17 A I, série 1, vol. 1-1489, 2729-2809 et 3539-3544, bobines T-4365 à T-4406 contenant les vol. 1367-1486, 1488-1489 et 3539-3944)
Puisque ces documents sont, en majeure partie, actuellement indexés en fonction du nom des correspondants, les chercheurs seraient bien avisés de déterminer les noms des personnes responsables dont ils veulent consulter la correspondance pour la période considérée. Exemple de dossier : « F. Montizambert, Goose Isle [sic], Compte rendu hebdomadaire relatif aux malades à l'hôpital et aux navires inspectés, 1872 » (RG 17 A I, vol. 63, dossier 6131).

Documents de la Direction générale de l'immigration (RG 17 A III, séries 1-5), qui comprennent :

Correspondance ministérielle, 1842-1889 (RG 17 A III, série 1, vol. 2392-2395)
Comporte de la correspondance, des rapports, des comptes rendus et d'autres formes de documentation sur la quarantaine, sur l'Hôpital de la marine et des émigrants et sur des questions connexes, en ordre chronologique. Il y a une liste de volumes, mais aucun index.
Registre de correspondance sur l'immigration, 1862-1864 (RG 17 A III, série 3, vol. 2398, bobine T-1437)
Comporte nombre de références aux activités et à l'administration de la station de quarantaine de la Grosse-Île.

Documents divers, 1861-1893 (RG 17 A III, série 4, vol. 2399-2400)

Fonds du ministère de la Marine (RG 42)

Les ministères responsables des pêches et du transport maritime ont assumé certaines responsabilités en matière de quarantaine à la Grosse-Île, et ce fonds d'archives comporte un certain nombre de documents se rapportant directement à sa station de quarantaine. Il s'agit d'une série particulièrement riche en documents traitant des premières années de cette station. Il convient de souligner la présence de rapports, conservés par la Direction de la marine, portant sur les navires inspectés et sur les décès survenus en quarantaine. (voir RG 42, vol. 9-17).

Passeports émis par l'officier inspecteur de la station de quarantaine aux capitaines de navires « En état de poursuivre leur route jusqu'à Québec », 1834 (RG 42, vol. 9-10)
Ébauches de lettres, 1836, et registre de correspondance, 1836-1839, du secrétaire civil traitant de la station de quarantaine (RG 42, vol. 10)
Lettres, 1837-1838, du médecin-inspecteur et du surintendant médical au commandant et Instructions au personnel de la station de quarantaine (RG 42, vol. 10-11)
Registre des décès à la station de quarantaine, 1834-1835 (RG 42, vol. 11)
Liste des navires sur le fleuve recevant des certificats de décharge de la quarantaine, 1834-1835 (RG 42, vol. 12-17)
Compte rendu hebdomadaire relatif aux malades à l'hôpital, 1834-1839 (RG 42, vol. 11)
Position des navires remontant le Saint-Laurent, 1833-1834; Rapports d'embarquement, 1833-1838; Questionnaires remplis pour les navires en quarantaine, 1833-1835 (RG 42, vol. 12-22)

Fonds du ministère des Chemins de fer et Canaux (RG 43)

Les fonds comportent des documents traitant de la construction des bâtiments à la Grosse-Île et divers contrats de services, y compris les services de bateaux remorqueurs et de vapeurs.

Contrat entre Germain St-Pierre et Travaux publics - Travaux sur hôpitaux et autres bâtiments à la Grosse-Île (Québec). DN- RC-964, vol. B, 1853 (RG 43-D-I-8, vol. 2548, dossier 95)
Quittance par Ivanhow [sic] Taché à George Léveque [sic] - Vente de la Grosse Isle-de Kamouraska - St-Louis de Kamouraska (Québec). DN- RC-2165 vol. 1, 1861 (RG 43-D-I-8, vol. 2556, dossier 15)
Contrat entre Travaux publics et Charles Touchette - Maison Grosse-Île (Québec). DN-2643 RC-670, vol. B, 1848 (RG 43-D-I-8, vol. 2792, dossier 21)
Contrat entre Travaux publics et Jean Trudel - Caserne à la Grosse Isle (Québec). DN-2650 RC-671, vol. B, ND (RG 43-D-I-8, vol. 2792, dossier 23)
Contrat entre Travaux publics et Joseph Elie, dit Breton - Caserne à la Grosse Isle (Québec). DN-2651 RC-672, vol. B, 1848 (RG 43-D-I-8, vol. 2792, dossier 24)
Contrat entre Travaux publics et François Baby - Contrat de services de remorqueur pour Kingston, Lachine et la Grosse-Île (Québec). DN-25569 RC-1364, vol. C, 1854 (RG 43-D-I-8, vol. 2549, dossier 12)
Contrat entre Travaux publics et George E. Humphrey - Contrat de services de bateau à vapeur à la Grosse-Île (Québec). DN- RC-1363, vol. C, 1858 (RG 43-D-I-8, vol. 2549, dossier 13)

Documents de l'agent principal d'émigration et des autres agents d'émigration

La station de quarantaine de la Grosse-Île employait surtout du personnel saisonnier, qui y travaillait habituellement de mai à novembre chaque année. Pour leur part, les divers agents d'émigration, au travail toute l'année durant, devaient faire face à des défis semblables à ceux qu'avaient à relever le surintendant médical, le médecin-inspecteur et leurs autres collègues saisonniers quant à la recherche de locaux et de matériel, aux fournitures de bureau et au personnel de secrétariat. Par ailleurs, n'étant pas tenus de confier la garde de leurs dossiers à d'autres services gouvernementaux, ils considéraient les documents qu'ils avaient accumulés comme leur appartenant en propre. Ils fournissaient des devis estimatifs, des plans et des rapports aux plus hauts paliers de la chaîne de commandement, tout en soumettant leurs demandes de renseignements aux secrétaires civils et provinciaux et aux autres autorités et en répondant à leurs demandes. Et ils s'attendaient à ce que ces autorités gardent copie des lettres, directives, règlements, mandats et autres documents qu'ils leur avaient acheminés. Théoriquement, les chercheurs seraient en droit de supposer que « tous » les documents existent en double, à chacune des extrémités du canal de communication. Mais, en pratique, l'absence de certains documents aux niveaux hiérarchiques inférieurs ne devrait pas sérieusement compromettre leurs travaux de recherche, dans la mesure où, évidemment, les niveaux hiérarchiques supérieurs disposaient d'un système de conservation des dossiers et où les documents ainsi conservés ont été intégrés dans des archives.

Les documents accumulés par Anthony B. Hawke, un agent d'émigration de Toronto, alors qu'il se trouvait dans le Haut-Canada puis dans le Canada-Ouest, maintenant conservés aux Archives publiques de l'Ontario, sont accessibles en ligne www.archives.gov.on.ca/english/archival-records/interloan/hawke-background.aspx (disponible en anglais seulement). Ils témoignent de la vaste gamme de documents que les agents d'émigration auraient, comme lui, créés et conservés. Il y a sans doute lieu de rappeler ici que les fonds de BAC regroupent principalement, et au premier chef, des lettres, des devis estimatifs, des rapports, des états des dépenses et d'autres documents expédiés par l'agent principal d'émigration de Québec et ses collègues d'autres stations de quarantaine aux secrétaires civils et provinciaux, ainsi que des inscriptions de registres de correspondance précisant les communications faites avec eux — habituellement dispersées dans les séries de documents de nature générale, plutôt que rassemblées dans des séries consacrées aux thèmes de la quarantaine ou des installation de la Grosse-Île.

Documents créés par des personnes, par des établissements et par des entreprises

La quantité et la teneur des documents relatifs à la quarantaine en général, et à la Grosse-Île en particulier, qui se trouvent dans les archives personnelles varie suivant la nature et l'intensité de l'intérêt du créateur du fonds pour le sujet. Il y a ainsi tout à fait lieu de croire que les médecins praticiens s'y seront principalement intéressés. Et que les activistes comme John Neilson (voir MG 24, B 1) ou Louis-Hippolyte Lafontaine (voir MG 24, B 14) auront peut-être échangé de la correspondance au sujet des épidémies (voir la description des volumes 8 et 42 de l'instrument de recherche MSS 0119 de MG 24, B 1) pour ce qui est de l'épidémie de choléra et la Grosse-Île, 1832-1834], des mesures de santé publique, de la quarantaine et de la Grosse-Île avec des personnes ou fonctionnaires qui partageaient leurs idées — bien que de tels termes ne pourront pas être relevés d'emblée là où la description fournie dans l'instrument de recherche pertinent ne va pas jusqu'au niveau des documents individuels. Il se peut qu'ils aient réuni des brochures, des exemplaires de règlements ou d'autres imprimés produits durant leur mandat au Parlement ou dans le cours de leur participation à des commissions d'enquête.

John Neilson a non seulement conservé les documents qu'il a contribué à créer durant sa participation à l'enquête sur le comportement de l'agent d'émigration de Montréal James Allison, mais aussi ceux qui ont été soumis en preuve, dont principalement les documents qu'Allison a accumulés dans le cadre de ses fonctions (voir la description des volumes 21-22 de l'instrument de recherche MSS 0119 de MG 24, B 1). Ces documents comprennent de la correspondance portant sur la poursuite du transport d'orphelins de la Grosse-Île sous l'escorte d'immigrantes, avec des listes nominatives établissant les liens de parenté. Les propres dossiers professionnels de Neilson peuvent contenir des renseignements sur l'impression de formulaires destinés aux agents d'émigration et aux médecins-inspecteurs, de règlements et d'avis publics, ainsi que de brochures sur des questions de santé publique.

Comme les déplacements d'immigrants ayant un rapport avec la quarantaine étaient plutôt rares, les descriptions de catalogue ne font que fort peu état de journaux personnels ou récits de voyage qui puissent servir aux chercheurs qui s'intéressent à la Grosse-Île. Qui plus est, dans la plupart des cas, le contenu des journaux personnels n'a pas été indexé, et les descriptions générales ne permettent pas toujours de relever des observations faites quant au déroulement de la quarantaine ou à la Grosse-Île. Les gens qui écrivaient leur journal personnel mentionnaient souvent le nom de compagnons de voyage, mais ils le faisaient sans préciser leur nom au complet, leur lieu d'origine ou d'autres détails biographiques d'importance. Par contre, les journaux personnels publiés par des voyageurs désireux de promouvoir la colonisation sont davantage susceptibles d'accorder plus d'attention à la Grosse-Île.

Ce sont principalement des lettres, des pétitions, des rapports et d'autres documents expédiés aux secrétaires civils et provinciaux qui attestent de l'aide que les ordres ou congrégations de religieux et les organismes ou établissements de bienfaisance ont apportée aux immigrants lors de la quarantaine ou après. La nature même de l'organisation des ordres religieux et de certains organismes de bienfaisance a contribué à la préservation de leurs documents, tandis que le caractère volontaire des sociétés d'émigrants et autres organismes du genre peut expliquer la dispersion ou la perte des leurs. Il existe néanmoins une remarquable exception à cette règle, qui démontre ce que ces derniers organismes ont parfois réussi à réaliser. Ainsi, l'œuvre des relieuses catholiques peut être mis en parallèle avec celui des femmes protestantes des villes du Bas-Canada et du Canada-Ouest, et plus particulièrement celles qui ont fondé la Female Benevolent Society of Montreal. Cette association, devenue plus tard la Montreal Ladies' Benevolent Society (MLBS), a parrainé un hospice et centre de guérison pour les femmes pauvres avec des enfants, pour les malades et pour les personnes âgées, ainsi que le Protestant Orphan Asylum. Les registres d'inscription de l'asile pour orphelins protestants, conservés avec les dossiers des Summerhill Homes, des successeurs de la MLBS (voir MG 28, I 388 / R 4930), font état de détails biographiques sur les orphelins venus de la Grosse-Île. Ces documents, qui montrent comment l'organisme hébergeait les jeunes orphelins et leur offrait de la formation et des services de placement, permettent en outre d'évaluer certains des événements qui survenaient parfois lors du déroulement de la quarantaine (l'abandon de certains immigrants trop faibles pour travailler ou trop pauvres pour poursuivre le voyage), ainsi que les attitudes qui prévalaient à l'époque à l'égard des enfants et de leur potentiel à titre de futurs travailleurs.

Les entreprises commerciales et autres pourraient bien avoir aussi accumulé des documents d'intérêt sur le sujet. Au-delà de ses brasseries et distilleries et de ses entreprises bancaires, John Molson a exploité une entreprise de bateaux à vapeur qui desservait le Saint-Laurent. Ses documents (voir MG 28, III 57 / R 3088, vol. 25, bobine M-8276) comprennent des manifestes faisant état des passagers à bord des bateaux qui, navigant entre Québec et Montréal, assuraient la poursuite du voyage des immigrants venus de la station de quarantaine vers leur future demeure. Les gens d'affaires, à l'instar des fonctionnaires, ne gardaient que les documents qu'ils jugeaient essentiels. Il y a tout lieu de croire que ces manifestes fournissent rarement plus que le nom des chefs de ménage, et que les seuls détails à en tirer sur les familles tiennent à la distinction qu'ils permettent d'établir entre les adultes et les enfants à partir des tarifs imposés, ainsi qu'au poids de bagages autorisé. Par ailleurs, les agents d'émigration jugeaient valable de consigner le lieu d'origine des immigrants, leur occupation ou leurs possibilités d'emploi et leur capacité de s'établir effectivement.

2.1.2 Documents contextuels antérieurs à la Confédération

Fonds du Colonial Office (MG 11)

L'appellation officielle utilisée pour désigner le secrétaire d'État responsable de l'administration des colonies britanniques en Amérique du Nord, de même que celle de son ministère (terme qui n'avait pas alors le même sens qu'aujourd'hui), a varié au fil des ans. Par souci de commodité, les archivistes et les chercheurs ont choisi d'utiliser celle de « secrétaire colonial » pour sa fonction et celle de « Colonial Office (Office des colonies) » pour son ministère.

Agent officiel de communication entre le gouvernement impérial et les colonies, le secrétaire colonial se servait de dépêches officielles pour transmettre des instructions, interprétations et renseignements au gouverneur, en lui expliquant ce qu'il attendait de lui à titre de représentant vice-royal de la Couronne dans le territoire qui était de son ressort. Le gouverneur avait aussi recours à des dépêches pour faire rapport de ses activités, de la manière dont il entendait mettre en œuvre les directives reçues et de la façon dont il avait réagi face à une situation particulière, ou encore pour obtenir des avis sur des points n'ayant pas fait l'objet d'instructions officielles ou une autorisation visant des initiatives coloniales. Puisque leurs rapports présentaient des descriptions sommaires, ils contenaient rarement des listes nominatives ou d'autres données fournissant des renseignements personnels détaillés.

D'autres organismes ou ministères britanniques avaient aussi un rôle à jouer en matière d'affaires coloniales, au nombre desquels figuraient l'Audit Office (Office du vérificateur), qui vérifiait les « comptes publics », et le Treasury (Trésor), qui surveillait les dépenses, ainsi que le Home Office (ministère de l'Intérieur), par lequel passaient les lois et les appels judiciaires devant parvenir pour examen aux avocats de la Couronne. Par ailleurs, toujours en ce qui a trait aux colonies, l'Admiralty (Amirauté) et le War Office (ministère de la Guerre) participaient à la défense et au transport du personnel et du matériel et la Board of Trade (Comité du commerce) et les Customs (Douanes), à la gestion du commerce et de la navigation dans les colonies. La correspondance avec ces divers organismes et ministères transitait par le Colonial Office, de sorte qu'elle se trouve ou peut être retracée en consultant les archives de cet office. Il convient de mentionner en particulier la Land and Emigration Board (Comité des terres et de l'émigration), qui a été créée en 1840 pour encadrer les concessions de terres coloniales, l'émigration des colons et la mise en application des lois relatives aux passagers (voir MG 11, CO 384 et 386), (et voir les registres de correspondance connexes dans MG 11, CO 385). Ses dossiers comprennent de la correspondance d'A. C. Buchanan, l'agent principal d'émigration de Québec, ainsi qu'une collection de lettres circulaires, de publicités, de règlements visant les navires et de rapports imprimés.

Fonds du Cabinet du gouverneur général du Canada (RG 7)

Chaque gouverneur agissait en vertu d'un mandat définissant ses pouvoirs et compétences, et en fonction des instructions royales émises lors de sa nomination, ainsi que de toute directive ou interprétation supplémentaire fournie, par voie de dépêches, par le secrétaire colonial. Tel que mentionné dans la section portant sur le MG 11, les gouverneurs avaient recours à des dépêches pour faire rapport au secrétaire colonial de leurs plans et de leur administration de la colonie, en mettant l'accent sur l'élaboration et la mise en œuvre de politiques, sur la création d'institutions et leur fonctionnement et sur l'utilisation des lois pour encadrer la vie publique.

La gestion de la correspondance du gouverneur incombait au secrétaire civil, qui divisait les documents échangés avec les autorités impériales en deux grandes catégories, à savoir les dépêches impériales, d'une part, et les dépêches locales ou internes de la colonie, d'autre part.

Les rapports, pétitions et autres documents destinés au gouverneur ou conservés en son nom par un secrétaire civil ou provincial étaient intégrés aux systèmes de classement créés par ces fonctionnaires. Il convient toutefois de mentionner certaines exceptions, soit les comptes rendus relatifs au choléra pour 1832 et les règlements sur la quarantaine de 1833-1836 (voir RG 7, G 18, vol. 16-17), un volume de documents de la Montreal Emigrant Society, 1832 (voir RG 7, G 18, vol. 46), et le rapport de 1842 de l'agent d'émigration de Montréal (voir RG 7, G 18, vol. 47). Les documents accumulés au Cabinet du gouverneur général portent principalement sur la politique et la prise de décisions visant la création et le fonctionnement d'établissements comme la station de quarantaine de la Grosse-Île ou encore les divers hôpitaux de la marine et des émigrants. Si ces documents n'offrent qu'un potentiel limité quant aux recherches généalogiques, ils n'en demeurent pas moins d'une très grande valeur pour ce qui est du contexte historique des migrations et de la quarantaine.

Archives du Parlement (RG 14)

Le Parlement a été appelé à aborder divers sujets relatifs à la quarantaine en général et à la Grosse-Île en particulier : les lois visant à autoriser l'établissement de bureaux de santé et d'hôpitaux, à réglementer les navires de passagers et à exiger l'inspection des bateaux; l'affectation de fonds pour la création et le fonctionnement de stations de quarantaine et d'hôpitaux; l'aide financière à accorder aux immigrants par l'intermédiaire des sociétés bénévoles et des agents d'émigration. Très peu de documents de la Chambre d'assemblée et du Conseil législatif tant du Bas-Canada que de la province du Canada ont survécu à toute une série de graves incendies.

Les journaux publiés par les deux chambres comportent un compte rendu sommaire des délibérations. Divers rapports et documents soumis au Parlement — connus sous l'appellation de « documents parlementaires » — on été publiés à titre d'annexes à ces journaux ou séparément, et peuvent être facilement obtenus dans une bibliothèque ou en consultant la section « Notre mémoire en ligne ! » du site Web de Canadiana.org http://www.canadiana.org (abonnement requis). Les comptes publics qui, publiés annuellement, figurent dans les documents parlementaires seraient, semble-t-il, plus complets que les documents du ministère des Finances qui ont survécu, et plus faciles à trouver et à lire que les rapports du Conseil de vérification dans les registres des délibérations de l'État. Il est peu probable que de tels documents contiennent des listes nominatives.

Peu de pétitions destinées au Parlement ont survécu avec les documents connexes, mais un certain nombre de duplicatas ont été trouvés dans la correspondance numérotée du secrétaire provincial.

2.2 Sources postérieures à la Confédération

2.2.1 Documents sur la Grosse-Île postérieurs à la Confédération

Fonds du ministère de la Milice et de la Défense (RG 9)

Le ministère de la Milice et de la Défense a maintenu une garnison d'artillerie à la Grosse-Île. Les documents fournissent la liste des membres du détachement affecté à la garnison d'artillerie de l'île, avec leur nom, leur rang, leur solde et leur signature. Le dossier suivant constitue un exemple représentatif :

État nominatif du détachement affecté à la garnison d'artillerie de la Grosse-Île, 1870-1878 (voir RG 9 II F 6, vol. 260).

Fonds du ministère des Travaux publics (RG 11)

Ce fonds d'archives contient des documents relatifs à la construction et à l'entretien des bâtiments de la Grosse-Île après la Confédération. Le document suivant fournit une liste de registres par matière :

Registres par matière, 1879-1910 (voir RG 11, vol. 1896-1900, bobines T-4263 à T-4264).

Fonds du ministère des Transports (RG 12)

Le ministère des Transports assumait la responsabilité de la navigation sur le Saint-Laurent et la Grosse-Île a, du fait de son emplacement, été appelée à jouer un rôle en matière de sécurité sur cette voie fluviale. Les dossiers suivants constituent des exemples représentatifs eu égard à cette fonction :

Bouées et marques de jour - Fonctionnement - Établissement - Remplacement - Grosse-Île (Québec) (Bouée à gaz), 1887-1890 (voir RG 12, vol. 1512, dossier 7992-G2).
Chenal maritime - Saint-Laurent - Brisage des glaces - Station de quarantaine et de contrôle des maladies de guerre de la Grosse-Île, 1911-1954 (voir RG 12, vol. 3001, dossier 8962-16).

Fonds du ministère de l'Agriculture (RG 17)

Le ministère de l'Agriculture a été responsable de la quarantaine des immigrants de 1867 à 1918, fonction qu'a assumée brièvement la Direction de l'immigration du ministère de l'Intérieur (1918-1919), puis le ministère de la Santé publique (1919-1928). Ses archives, qui regroupent certains des plus importants documents de BAC sur le sujet de la période postérieure à la Confédération, comportent nombre de chemises et registres de correspondance mentionnant le nom de personnes qui se sont surtout trouvées à la station de quarantaine de la Grosse-Île après la Confédération. La liste suivante énumère ses principaux ensembles de documents.

Comptes rendus relatifs aux navires inspectés à la station de quarantaine de la Grosse-Île, 1892-1893

Documents de la Direction de la quarantaine et de la santé publique (RG 17 A V, séries 1-4) qui comprennent :

Registres de correspondance du directeur général de la Santé publique, 1899-1912 (voir RG 17 A V, séries 3, vol. 2434-2467, bobines T-1437 à T-1452). Correspondance principalement avec les stations de quarantaine (dont celle de la Grosse-Île) et avec les agents des Douanes ayant agi à titre d'agents de quarantaine dans de petits ports. Documents présentés chronologiquement, chaque volume étant indexé. Il y a une liste des volumes.
Registres du courrier de départ, 1902-1908 (voir RG 17 A V, série 4, vol. 2468-2472). Liste alphabétique du courrier de départ de la Direction de la quarantaine et de la santé publique (sert d'instrument de recherche pour les documents décrits ci-dessus).

Fonds du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social (RG 29)

Le ministère de la Santé publique a été chargé d'assurer la gestion de la station de la Grosse-Île de 1919 à 1928. La responsabilité de la santé publique et de la quarantaine lui a été transférée, de la Direction de l'immigration du ministère de l'Intérieur, en 1919, soit l'année de sa création. Les dossiers suivants constituent des exemples représentatifs :

Station de quarantaine de la Grosse-Île, Monument aux immigrants, 1909-1919 (voir RG 29, vol. 298, dossier 412-8-5).
Gestion de la quarantaine, Réorganisation des services de quarantaine, 1936-1937 (voir RG 29, vol. 765, dossier 410-1-6).
Gestion de la quarantaine, Réorganisation des services de quarantaine le long du Saint-Laurent, 1921-1931 (voir RG 29, vol. 765, dossier 410-1-7).
Cimetières dans les postes de quarantaine, 1922-1939, y compris une liste des décès survenus à la Grosse-Île entre 1870 et 1913 (voir RG 29, vol. 765, dossier 410-1-10).
Liste comportant l'année de décès, le nom, la confession religieuse et le numéro de « piquet » de chaque personne décédée à la station de quarantaine de Pointe-au-Père, 1922-1937 (voir RG 29, vol. 767, dossier 412-13-4).
Station de quarantaine de la Grosse-Île, 1893-1946 (voir RG 29, vol. 768, dossier 412-13-19).
Il se peut en outre qu'il y ait des références ponctuelles au fonctionnement de la station de quarantaine de la Grosse-Île dans les divers dossiers des vol. 289-300 et 764-768 du RG 29.

Fonds du ministère de la Justice (RG 13)

Le ministère de la Justice a créé nombre de documents portant sur les aspects juridiques de la gestion de la station de quarantaine de la Grosse-Île. Les dossiers suivants constituent des exemples représentatifs :

Dr M. Fiset, Québec, Demande de remboursement d'honoraires et de dépenses pour l'analyse du cas d'empoisonnement d'Osgoode à la Grosse-Île, 1890-1891 (voir RG 13 A 2, vol. 80, dossier 1891-428).
Ministère de l'Agriculture, Responsabilité du ministère pour ce qui est des chiffons brûlés à la Grosse-Île suivant la directive du surintendant de la station de quarantaine du Saint-Laurent, 1892-1893 (voir RG 13 A 2, vol. 90, dossiers 1892-1171 et 1893-433).
Ministère de l'Agriculture, Réclamation en dommages-intérêts de la Canada Shipping Co. pour motif de détention à la Grosse-Île, 1893 (voir RG 13 A 2, vol. 90, dossier 1893-239).
Ministère des Travaux publics, Réclamation de J. A. Lemay pour les travaux supplémentaires au contrat du quai de la Grosse-Île, 1916 (RG 13 A 2, vol. 204, dossier 1916-1273)
Ministère de la Santé publique, Responsabilité en vertu de la Loi sur les accidents du travail pour la mort par électrocution d'Alfred Laliberté à la station de quarantaine de la Goose Isle [sic] (RG 13 A 2, vol. 292, dossier 1924-1736)
Ministère des Pensions et de la Santé nationale, Ententes avec la Levis Ferry Co., Services à la station de quarantaine de la Grosse-Île (Québec), Responsabilité, 1932-1934 (RG 13 A 2, vol. 401, dossier 1934-590)
Ministère de l'Agriculture, Pénalité pour retard dans la livraison d'un vapeur pour la prestation de services à la station de quarantaine de la Grosse-Île, 1906 (RG 13 A 2, vol. 1911, dossier 1906-720)
Ministère des Travaux publics, Demande d'approbation de la Detroit River Canadian Bridge Co. pour l'aménagement d'un pont à la Grosse-Île, 1930 (RG 13 A 2, vol. 2003, dossier 1930-1093)
Procuration de la firme d'entrepreneurs Picton and Company à M. St-Benoit, du ministère des Chemins de fer et Canaux, pour l'aménagement de certains bâtiments à la station de quarantaine de la Grosse-Île, 1879 (RG 13 A 2, vol. 2238, dossier 1879-1794 - ancien dossier 1879-60)
Quarantaine, Réclamation en dommages-intérêts de J. Hillis, de Winnipeg, visant la quarantaine prétendue inefficace de la famille Griffin à la Grosse-Île, Ministère de l'Agriculture, 1898 (RG 13 A 2, vol. 2290, dossier 1898-488 - ancien dossier 1898-75)

Fonds du ministère de la Défense nationale (RG 24)

Le ministère de la Défense nationale a géré la Grosse-Île à partir de 1937, année où elle a cessé de servir de station de quarantaine, jusqu'aux années 1950, lorsque la responsabilité de cette île a été confiée au ministère de l'Agriculture. Certains des dossiers qui se trouvent à son service des dossiers ont été créés par des organismes ayant précédemment été responsables de la station de quarantaine. Le dossier suivant constitue un exemple représentatif :

Prêt du mât de charge utilisé par l'Ancient Order of Hibernians, sur le glissement rocheux Champlain, pour ériger un monument sur la Grosse-Île, 1909-1919 (voir RG 24, vol. 6559, dossier HQ 899-15).

Archives de la Direction de l'immigration (RG 76)

Le ministère de l'Immigration était chargé d'examiner le cas de tous les immigrants qui passaient par la Grosse-Île. Il a aussi géré brièvement l'île elle-même en 1918 et en 1919. Les dossiers suivants constituent des exemples représentatifs :

Comptes rendus sur la station de quarantaine, Grosse-Île, y compris des coupures de presse sur le service commémoratif de 1942 pour les immigrants décédés à la Grosse-Île, 1921-1942 (voir RG 76, vol. 119, dossier 23034, bobine C-4782).
Soins médicaux offerts aux immigrants malades à Québec, 1892-1913 (voir RG 76, vol. 161, dossier 40604, bobine C-7317).

Il se peut en outre qu'il y ait des références ponctuelles à la station de quarantaine de la Grosse-Île dans les divers dossiers par matière de la série B 1-a (instrument de recherche 76-5) du RG 76.

3. Sources dans d'autres archives

3.1 Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ)

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les fonds d'archives de BANQ, prière de communiquer avec : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 1210, avenue du Séminaire, Sainte-Foy (Québec) G1V 4N1, tél. 1-418-643-8904. Les collections suivantes présentent un intérêt particulier :

Église anglicane de la Grosse-Île, Registres paroissiaux (mariages, baptêmes et sépultures), 1843-1862 (BANQ, CE 302-11)
Paroisse de Saint-Luc de Grosse Isle, Registres paroissiaux (mariages, baptêmes et sépultures), 1834-1875 (BANQ, CE 302-12)

3.2 Archives privées

NOTA : La présente liste n'est pas exhaustive. Le bureau de Parcs Canada à Québec a entrepris un projet de recherche pluriannuel d'envergure sur l'histoire de la Grosse-Île. Les chercheurs désireux d'obtenir des renseignements détaillés sur le projet ou de connaître d'autres sources archivistiques sont priés de communiquer avec : Parcs Canada, 3, rue Buade, C. P. 6060, Haute-Ville, Québec (Québec) G1R 4V7.

  • Ancient Order of Hibernians, Correspondance au sujet du monument commémoratif à la Grosse-Île, 1909 (en la possession de Marianna O'Gallagher, citée dans son ouvrage Les témoins parlent. Grosse Île 1847)

  • Archidiocèse de Québec (église catholique romaine). Pour obtenir de plus amples renseignements, prière de communiquer avec l'Archevêché de Québec

4. Références choisies

Les références suivantes permettront d'obtenir un aperçu de l'histoire de la station de quarantaine de la Grosse-Île, de même que des politiques de quarantaine et méthodes qui y avaient cours. La première référence renvoie au site Web de Parcs Canada portant sur la Grosse-Île.

Sites Web

Parcs Canada. Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais
www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/grosseile/index_f.asp

BBC. Northern Ireland. A Short History of Ireland: Emigration
www.bbc.co.uk/northernireland/ashorthistory/archive/intro186.shtml (disponible en anglais seulement)

Bibliothèque et Archives Canada. Chronique d'un pays : la Gazette du Canada. La crise du SRAS et la Grande Famine d'Irlande : comprendre comment des événements internationaux influent sur les lois canadiennes
www.collectionscanada.gc.ca/canada-gazette/035001-3040-f.html

Bibliothèque et Archives Canada. Éditions spéciales de journaux canadiens, Quebec Daily Telegraph
www.collectionscanada.gc.ca/2/14/index.2-f.html

Bibliothèque et Archives Canada. Centre d'apprentissage. Boîte à outils. Les sources primaires et les sources secondaires
www.collectionscanada.gc.ca/education/008-3010-f.html

La force de l'espoir : L'héritage du père McGauran. Les bateaux de la fièvre
Tiré de la série télévisée de 52 films Mémoires d'un pays
www.whitepinepictures.com/seeds/i/2-f/sidebar-f.html

The Grosse Île Tragedy by J. Jordan (1909)
www.irishhistorylinks.net/Historical_Documents/Grosse_Ile_Tragedy.html (disponible en anglais seulement)

Immigrants to Canada. Newspaper Reports of 1847
http://ist.uwaterloo.ca/~marj/genealogy/voyages/newspapers1847.html (disponible en anglais seulement)

Journeys to Canada. Grosse-Île in Quebec - The Last Resting Place for Over 6000 Irish Souls
www.moytura.com/grosse-ile.htm (disponible en anglais seulement)

Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île- et-le-Mémorial - des-Irlandais. Histoire - De statistiques en statistiques
www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/grosseile/natcul/natcul1c_f.asp

Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île - et-le-Mémorial - des-Irlandais. Histoire - Évolution du rôle historique de la Grosse-Île
www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/grosseile/natcul/natcul1a_f.asp

Mapleleafweb. Public Inquiries in Canada
www.mapleleafweb.com/features/public-inquiries-canada (disponible en anglais seulement)

Robert Whyte's The Journey of an Irish Coffin Ship. 1847
http://xroads.virginia.edu/~hyper/SADLIER/IRISH/RWhyte.htm (disponible en anglais seulement)

Summer of Sorrow: Grosse-Île, 1847: Part 2 - News of the Famine in Ireland as the Crisis Intensifies
www.ballinagree.freeservers.com/sumsorrow2.html (disponible en anglais seulement)

Livres, articles et thèses

Belley, Marie-Claude. Un exemple de prise en charge de l'enfance dépendante au milieu du XIXe siècle : les orphelins irlandais à Québec en 1847 et 1848 (mémoire de maîtrise en histoire). Faculté des lettres, Université Laval, Québec, 2003, 122 pages.

Bilson, Geoffrey. « Science, Technology and 100 Years of Canadian Quarantine », dans Richard A. Jarrell et A. E. Roos, dir., Critical Issues in the History of Canadian Science, Technology and Medicine. Thornhill (Ontario) : HSTC Publications, 1983, p. 89-100.

Charbonneau, André, et André Sévigny. 1847, Grosse-Île au fil des jours. Ottawa : Parcs Canada, 1997, 283 pages.

Chartré, Christine. La désinfection dans le système quarantenaire maritime de Grosse-Île : 1832-1937. Québec : Parcs Canada, 1995, 345 pages.

Migration to Upper Canada in the First Half of the Nineteenth Century. Montréal : McGill-Queens University Press, 2007, 244 pages.

Heagerty, J. J. Four Centuries of Medical History in Canada and a Sketch of the Medical History of Newfoundland. Toronto : Macmillan, 1928, 2 volumes.

Hodge, Deborah. The Kids Book of Canadian Immigration. Illustrations de John Mantha. Toronto : Kids Can Press, 2006.

Hughes, Susan. Coming to Canada: Building a Life in a New Land. Toronto : Maple Tree Press, 2005.

Jordan, J. A. The Grosse-Isle Tragedy and the Monument to the Irish Fever Victims, 1847. Québec : Telegraph Print. Co., 1909.

King, Jason. Famine Diaries: Narratives about Emigration from Ireland to Lower Canada and Quebec, 1832-1853 (mémoire de maîtrise). Simon Fraser University, Burnaby (C.-B.), 1996. Proquest Dissertations and Theses, 1996. Section 0791, Part 0593.

Lemoine, Réjean. « Grosse-Île : cimetière des immigrants au XIXe siècle », Cap aux Diamants, vol. 1, no 2 (été 1985), p. 9-12.

Montizambert, F. « The Story of Fifty-four Years Quarantine Service from 1866 to 1920 », The Canadian Medical Association Journal, vol. XVI (1926), p. 314-319.

Occhietti, Serge. « Grosse Île », dans The Canadian Encyclopedia. 2e édition. Edmonton : Hurtig Publishers, 1988, p. 941.

O'Gallagher, Marianna, et Rose Masson Dompierre. Les témoins parlent. Grosse Île 1847. Sainte-Foy (Québec) : Livres Carraig, 1995, 437 pages.

O'Laighin, Padraic. « Grosse-Ile: The Holocaust Revisited », dans Robert O'Driscoll et Lorna Reynolds, dir., The Untold Story: The Irish in Canada. Toronto : Celtic Arts of Canada, 1988, vol. 1, p. 75-101.

Page, Dr J. « Grosse Isle Quarantine Station », The Canadian Public Health Journal, septembre 1931, p. 454-458.

Quigley, Michael. « Grosse Ile: Canada's Irish Famine Memorial », Labour / Le Travail, no 39 (printemps 1997), p. 195-214.

Sévigny, André. Synthèse sur l'histoire de l'immigration au Canada via Québec entre 1815 et 1945. Québec : Parcs Canada, 1995.

Vallée, Marie-Hélène. Peu nombreuses mais essentielles : les travailleuses salariées de la station de quarantaine de la Grosse-Île, 1891 - 1924 (thèse de doctorat en histoire). Québec, Université Laval, 2006, 354 pages.

Vekeman Masson, Jeannette. Grand-maman raconte la Grosse-Île. Québec : Daillac Éditeur, 1989.

Warren, Gerard. « L'île des rêves perdus », La Revue de Pétrole Impériale, vol. 77, no 408 (printemps 1993), p. 2-7.

Sources primaires publiées, y compris des comptes rendus de témoins oculaires sur les épidémies

Grosse-Isle Emigrant Station: A Letter Addressed to the Inspectors of Hospitals, Prisons and Asylums. Québec : J. T. Brousseau, 1861.

Whyte, Robert. Robert Whyte's 1847 Famine Ship Diary: The Journey of an Irish Coffin Ship. James J. Mangan, dir. Dublin : Mercier Press, 1994.

Whyte, Robert (attrib.). The Ocean Plague, or, A Voyage to Quebec in an Irish Emigrant Vessel: Embracing a Quarantine at Grosse Isle in 1847 with Notes Illustrative of the Ship Pestilence of that Fatal Year, by a Cabin Passenger. Boston : Coolidge & Wiley, 1848; mis sur microfiche par l'Institut canadien de microreproductions historiques, 1985.

Les rapports annuels des ministères responsables (par exemple, Canada, documents parlementaires, rapports annuels du ministère de l'Agriculture, 1868-1918, disponibles dans la plupart des centres de documentation) font souvent référence aux activités de la Grosse-Île.

5. Terminologie (période antérieure à la Confédération)

Il est essentiel que les chercheurs qui consultent des documents antérieurs à la Confédération se familiarisent avec la terminologie qui avait cours à l'époque s'ils veulent effectuer des recherches fructueuses dans les registres et index qui permettent d'avoir accès aux séries de correspondance numérotée, aux registres des délibérations de l'État, aux registres de correspondance et à d'autres documents. La juste interprétation de ces documents passe par une bonne compréhension du vocabulaire d'alors et de son usage. Comme ces documents sont rédigés en anglais dans la majorité des cas, nous avons retenu ici les termes et expressions tels qu'utilisés dans cette langue, avec leur traduction française.

Canada East (Canada-Est) / Canada West (Canada-Ouest)
Ces termes ont été utilisés pour distinguer les régions où le régime seigneurial et le Code civil français avait toujours cours après 1841 (l'ancien Bas-Canada) de celles qui n'y étaient pas assujettis (l'ancien Haut-Canada). Dans les textes législatifs, les appellations de « Bas-Canada » et de « Haut-Canada » continueront d'être utilisées à l'époque, et ce, même si ces colonies avaient cessé d'exister depuis le mardi 10 février 1841, date d'entrée en vigueur de l'Acte d'union.
Emigrant (Émigrant)

Synomyme d'immigrant à l'époque.
Governor-in-Chief (Gouverneur en chef)/Governor General (Gouverneur général)

Le gouverneur du Bas-Canada avait le titre de gouverneur en chef et capitaine général pour cette province, et il en allait de même pour les mandats l'autorisant à ce titre de se charger de l'administration des autres colonies de l'Amérique du Nord britannique. Il ne pouvait exercer un tel pouvoir que lorsqu'il résidait dans la colonie ainsi visée et qu'il avait fait son serment d'entrée en fonction. Il détenait également le titre honorifique de gouverneur général de l'Amérique du Nord britannique. Des lieutenants-gouverneurs voyaient à l'administration des autres colonies. C'est à titre de gouverneur en chef qu'il signait les mandats et ordonnances, tandis que les pétitions et les autres documents lui étaient adressés en vertu de sa fonction honorifique de gouverneur général.

Le titre de capitaine général faisait référence à sa responsabilité de défendre la colonie, mais les régiments de l'Armée britannique relevaient du commandant des forces. En l'absence du gouverneur, le membre du Conseil exécutif occupant le poste le plus élevé ou le commandant militaire principal devenait responsable, sous le titre d'administrateur, du gouvernement civil.
Indigent Emigrant (Émigrant nécessiteux)

Personne dont les ressources financières n'arrivaient pas à couvrir tous les frais de migration (souvent à cause des dépenses supplémentaires occasionnées par la quarantaine).
Pauper Emigrant (Émigrant pauvre)

Personne dont la migration était parrainée par un organisme philanthropique ou autre.

Return (Compte rendu)

Liste, et, plus particulièrement, celle dressée pour donner suite à une directive ou à une demande :
  • compte rendu nominatif identifiant des personnes;
  • compte rendu statistique axé sur des données numériques;
  • compte rendu relatif aux navires fournissant les noms des navires et de leurs capitaines, sans liste de passagers; parfois, dans des cas exceptionnels, certaines personnes sont identifiées dans la colonne « Remarks (Observations) ».
Schedule (Liste)
Généralement sous forme de tableau.